Archives mensuelles : février 2021

Chroniques

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INSOLITE, LA CLOCHE DE LA BANQUE POPU…

À Civray, sur la place du marché, il y a une cloche qui trône dans son campanile. Las, elle ne sonne plus depuis belle lurette. Le temps et la force des choses la firent se taire : censée rameuter les voyageurs, aux heures bénies de sa splendeur, à l’époque où elle officiait joyeusement sur le toit d’une auberge-relais de poste située à l’angle de la rue Louis XIII, elle est devenue obsolète quand les diligences ont cessé de faire crisser leurs roues sur les pavés. Et puis le bâtiment est devenu une banque et la cloche est restée, éternelle et muette, mais bien présente. Au point de ne jamais faire, comme ses consœurs d’en face, le voyage pascal.
Il y a quelque chose qui cloche là-dedans ruminent dans leur coin les pensifs penseurs…

Le plus drôle, ou le plus remarquable, dans cette histoire, c’est qu’André Theuriet, dans Le fils Maugard, roman contemporain de l’auberge précédemment évoquée, en lieu et place de celle-ci, imagine déjà une banque…

Décidément, les romanciers de talent, loin d’être cloches, sont, très souvent, visionnaires. À moins qu’il y eût, à un moment donné, peut-être et pourquoi pas ? une volonté délibérée mais discrète de rendre un hommage supplémentaire (après le lycée qui porte son nom) à l’illustre académicien…

Quoi qu’il en soit, ultime témoin d’une ère révolue, au-dessus de la Banque Popu, il y a une cloche incongrue qui trône dans son campanile. Une cloche qui s’est tue. Quand ? Qu’en sais-tu ? Quand sa corde fut retirée pardi ! Aussi quand la rouille a eu raison de son berceau ou que les gens en eurent assez de l’entendre tinter.

À ce propos, le dernier qui l’a entendu sonner utilement est mort depuis longtemps. Ce n’est pas une raison pour passer sans la saluer cette cloche sans clocher, involontaire contestataire en sa mutité têtue, qui trône dans son campanile, au-dessus de la Banque Popu, à Civray, sur la place du marché.

                                                                                                    Jean-Jacques Henri FOUSSARD
Brux/ 30.03.2021

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L’ANGLE  ARRONDI  DES  MURS

On peut remarquer dans les hameaux de notre commune, à Lapiteau plus particulièrement, que certaines maisons présentent à un de leurs angles un énigmatique arrondi.
Certains verrons dans cet arrondi une explication rationnelle : c’est pour empêcher que les animaux du troupeau ne se blessent en rentrant à l’étable.
Cette explication ne nous satisfait pas tous, elle ne comble pas l’interrogation que l’on peut se faire.
La maison que j’habite au cœur du bourg de Brux comporte un tel mur arrondi et aussi un plan en trapèze qui fait que les pièces ne sont pas tout-à-fait rectangulaires mais en forme de sifflet. Or voici ce que je lis dans le volume L’architecture rurale en France, consacré à la région Poitou-pays charentais[1], page 85 :

Diverses croyances évoquées ici se rattachent à une même idée : le fait de placer dans une position perpendiculaire certains objets-généralement de nature comparable- est toujours conséquent.
Ceci explique peut-être que le chemins ne se coupent pas à angle droit, que les murs sont rarement d’équerre et que certains (en particulier dans les Deux-Sèvres) présentent sur toute leur hauteur un curieux arrondi ou un chanfrein.
il n’est pas douteux que de semblables croyances ont commandé la disposition des bâtiments et l’aménagement de la maison dans l’ensemble des provinces considérées, puisqu’un certain nombre d’entre elles sont encore fréquemment évoquées par des informateurs
[2].
La croyance la plus répandue est que l’on ne peut mettre un lit dans une position perpendiculaire aux solives du plafond ; moins fréquemment citées sont les recommandations de ne pas placer deux lits dans une position perpendiculaire entre eux, ni un lit et une armoire, ni deux armoires, ni deux buffets. Marc Leproux note qu’il ne faut pas « placer en croix le lit de la mère et le berceau de l’enfant» ni « mettre deux berceaux en croix 
[3]».

Ces lignes sont tirés d’un chapitre intitulé « Incidences des croyances sur l’architecture et la disposition intérieure des habitations ». Dans la collection que les édition Berger-Levrault avaient consacrée à l’architecture rurale en France, ce volume consacré à notre région parait le moins facile à procurer aujourd’hui.

GB


[1] Dans la collection « L’architecture rurale française », Poitou-Pays Charentais, musée des ATP, Paris, Berger-Levrault éditeur, 1981.

[2] L’ouvrage date de 1981 et se fonde sans doute sur des enquêtes antérieures. Qui se souvient aujourd’hui de ces choses à la campagne ?

[3] M. Leproux, Du berceau à la tombe (préface de Louis Cros), contribution au folklore charentais, Paris PUF 1959, p. 65-66 (NDLA)

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BORIS VIAN (1920-1959)

BRÈVE BIOGRAPHIE

Boris Vian est né le 10 mars 1920 à Ville-d’Avray, banlieue « huppée ». Curieusement, chacun se souvient qu’il fut ingénieur, quand cette activité trop contraignante et pas assez lucrative à son goût fut, tout étant relatif, fort anecdotique, dans la mesure où, études comprises, elle occupa à peine dix ans de sa brève existence.

Chacun a également en mémoire sa personnalité éclectique : tour à tour, et pratiquement simultanément, poète, romancier, auteur dramatique, figurant (notamment dans Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy, film dans lequel il campe un évêque), parolier, chanteur puis directeur artistique chez PHILIPS.

En premières noces, il épousa Michèle Léglise qui lui donna deux enfants : Patrick et Carole. Leur union dura ce que durent les roses…

Bien sûr, évidemment, Boris Vian c’est, d’abord et avant tout, le poète et le romancier. C’est l’écume des jours, roman qui, passé inaperçu (malgré l’appui inconditionnel d’un parrain de poids : Raymond Queneau) lors de sa sortie, en 1947, sera découvert, ou redécouvert pour une minorité, à la faveur de l’effervescence intellectuelle induite par Mai 68. Au moment de cette reconnaissance, l’auteur était déjà mort depuis neuf ans… Mais Boris Vian, c’est, aussi Cantilène en gelée, un recueil de poèmes publié chez Rougerie Éditeur à Mortemart (87), ouvrage pour lequel il faudra attendre le début des années 70 pour qu’une réédition autorise une plus large diffusion nationale.

Boris Vian c’est aussi, et presque hélas aurait-on envie d’écrire, J’irai cracher sur vos tombes publié en 1946 et réédité en 1947, sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, vrai-faux polar américain, cet ouvrage vaudra bien des déboires à son auteur : celui-ci sera éreinté par la critique, honni par le public et poursuivi par la justice ! De procès en amnisties, d’amendes en condamnations et de condamnations en relaxes, l’affaire durera une dizaine d’années durant lesquelles l’écrivain sera littéralement traîné dans la boue et taxé, injure suprême à l’époque, de pornographe ! Toutefois, le scandale s’avérant vendeur, le livre deviendra un best-seller distribué à plus de 500 000 exemplaires. En contrepartie de cette bonne affaire, Boris Vian qui verra, à cette occasion ses revenus annuels multipliés par six, héritera d’une réputation sulfureuse quasi indélébile de son vivant.

Son image se trouvant tellement écornée que d’aucuns ne se privent pas d’en déduire et d’affirmer que l’auteur de telles insanités ne saurait être capable de produire une quelconque œuvre littéraire digne de ce nom ! D’où l’échec commercial de L’écume des jours, lors de sa sortie chez Gallimard.

À l’issue de cela, Boris Vian dégoûté, on le serait à moins, n’écrira plus vraiment, si ce n’est quelques piges, à la fois alimentaires et coups de cœur, autour du jazz. Ces chroniques, pour l’essentiel destinées à Jazz Hot furent réunies, de manière posthume dans deux ouvrages : Écrits sur le jazz et Autres écrits sur le jazz.

Dans le même temps il rédigera autour de cinq cents chansons, dont deux cents en étroite collaboration avec Henri Salvador (De cette coopération naîtra, entre autres le tube Faut rigoler) ;

Boris Vian et la chanson c’est, bien sûr Le déserteur, autre succès à cause duquel son auteur connaîtra bien des déboires : les anciens combattants se mobiliseront contre la chanson, en l’associant, de façon basique et, le moins que l’on puisse dire, béotienne, les tombes de J’irai cracher sur vos tombes avec celles des soldats morts au combat !

Faisant ainsi de l’auteur un être foncièrement infâme et mauvais patriote qu’ils n’oseront pas, fort heureusement, passer par les armes…

Cette fois encore, à l’instar de L’écume des jours, la postérité rectifiera le tir (c’est le cas de le dire), quand Le déserteur deviendra, bien des années plus tard, en quelque sorte l’hymne des pacifistes lorsqu’il s’agira de dénoncer les guerres d’Algérie et du Vietnam (Le déserteur fut repris, en Français, par Joan Baez, ce qui, en soi, n’est pas rien).

Boris Vian, c’est tout cela et bien d’autres choses encore, qu’il vous sera prochainement, espérons-le…, loisible de retrouver autour d’une exposition au Musée Expo de Brux dans le cadre de la célébration du centenaire de la naissance de l’écrivain (expo qui aurait logiquement dû se tenir en 2020 à Montmorillon, cité du livre), dans l’espoir d’une levée ou d’un assouplissement notable des contraintes covidiennes…

BIBLIOGRAPHIE SURVOLEE

1940                Cent sonnets, recueil de poèmes écrits entre 1940 et 1944
1941                Divers scénarios de films
1942                Troubles dans les Andins, roman ;
                        Contes de fées à l’usage des moyennes personnes
1944                Un seul major en sol majeur, poèmes ;
1945                Martin m’a téléphoné à cinq heures, nouvelles ;
1946                J’irai cracher sur vos tombes, roman (par Vernon Sullivan) ;
                        Vercoquin et le plancton, roman
                        Chroniques du menteur
1947                L’écume des jours, roman
                        L’automne à Pékin, roman
                        Scénarios de fils et nouvelles dont Le loup garou
1948                L’équarissage pour tous
                        J’irai cracher sur vos tombes
(adaptation théâtrale du roman)
                        I Shall Spit on Your Graves (version anglaise du précédent)
                        Traductions : La dame du lac ; Le grand sommeil (Raymond Chandler)
1949                Cantilènes en gelée, poèmes
1950                L’herbe rouge, roman
                        Manuel de Saint-Germain-des-Près (inclassable)
                        Elles se rendent pas compte, roman (par Vernon Sullivan)
1951                Tête de Méduse, théâtre
                        Le goûter des généraux, théâtre
1953                L’arrache-cœur, roman
                        Je voudrais pas crever, poèmes


Jean-Jacques Henri Foussard
Brux, 5 avril 2021

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MAURICE  FOMBEURE

Ne perdons pas de vue que Maurice Fombeure (1906-1981) aussi est un écrivain du Poitou.

C’EST LE JOLI PRINTEMPS

C’est le joli printemps
Qui fait sortir es filles,
C’est le joli printemps
Qui fait briller le temps

J’y vais à la fontaine,
C’est le joli printemps,
Trouver celle qui m’aime,
Celle que j’aime tant.

C’est dans le mois d’avril
Qu’on promet pour longtemps,
C’est le joli printemps,
Qui fait sortir les files,  

La fille et le galant,
Pour danser le quadrille.
C’est le joli printemps
Qui fait briller le temps.

Aussi profitez-en,
Jeunes gens, jeunes filles ;
C’est le joli printemps
Qui fait briller le temps.

Car le joli printemps,
C’est le temps d’une aiguille.
Car le joli printemps
Ne dure pas longtemps

Ce poème est extrait de Chansons de la petite terre inclus dans le recueil Á dos d’oiseau, disponible dans la collection « Poésie/Gallimard ».

Dans la même collection on peut également se procurer Les étoiles brûlées, Une fortêt de charme et d’autres recueil chez le même ou d’autres éditeurs.

La musique de Francis Poulenc (1899-1963) a été dépréciée par les courants avant-gardistes de la musique moderne. Il reste qu’il était un excellent lecteur de poésie. Il a parfaitement senti la poésie de Fombeure et en a magnifié la couleur faussement naïve, à la fois joyeuse et mélancolique dans ses « chansons villageoises » dont la meilleure version est sans doute celle où, Poulenc lui-même au piano accompagne Pierre Bernac ;

Mis en musique par Poulenc et chanté par Pierre Bernac :

Mis en musique par Poulenc et chanté par Laplante :
https://www.youtube.com/watch?v=Dg-WNNloQiU&ab_channel=lapduval

On trouve encore sur Youtube

Par la télé régionale :
https://www.youtube.com/watch?v=w04GWqKjxhs&ab_channel=RomekGasiorowski Et en images :
https://www.youtube.com/watch?v=IcXI5C_JBQQ&ab_channel=RomekGasiorowski

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SARCOPHAGES

Pascal Auger, un ami de Brux, poitevin du nord (Loudun), minéralogiste averti, attire notre attention sur une conférence d’archéologie concernant les sarcophages de notre région et leurs particularités. Notre commune y est mentionnée plusieurs fois à propos du sarcophage situé sur le côté de l’église, sous le tilleul. https://www.youtube.com/watch?v=2_e8dZtWiQY

Pascal Auger joint un autre documentaire sur la technique d’extraction des blocs de calcaire, jadis. www.framevr.io/muschy86 

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7 avril 1800 –

            Avant-hier, le Premier Consul était attendu aux Italiens et il avait en effet projeté d’aller voir les Sabines [le tableau de David]. Une garde nombreuse était rassemblée pour le recevoir. Une personne en redingote grise survient ; elle demande pourquoi cette troupe ? On lui répond qu’on attend le Premier Consul.
– voilà bien du bruit pour peu de chose ! répond l’inconnu.
            on trouva ce propos impertinent ; quelques personnes s’écrièrent :
– Il faut arrêter cet homme-là…
            C’était Bonaparte qui était venu à pied et sans suite.

Roederer, Mémoires sur la Révolution, le Consulat et l’Empire, Paris, Plon, 1942.

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AU GRAND THEÂTRE

Au Grand Théâtre
Arlequin ne rejoindra pas Colombine
La salle est désertée, les baignoires sont vides

Sur la scène une chape de plomb un silence de mort
Tel le croissant de lune qui dort
Dans les coulisses patientent les décors

Arlequin sur son banc
Rêve de Colombine
Se tourmente dans sa loge
Son amour l‘attend
Dans la loge voisine

Non loin de là
C’est Roméo qui est las
D’espérer une Juliette
Qui ne viendra pas

Plus de comédies de tragédies de vaudevilles
Le théâtre s’ensommeille au cœur de la ville
Sur le trottoir à deux pas
Le cinéma s’affiche aussi
Pour de trop rares passants
Qui ont d’autres soucis

09.04.2020

Ce poème de Jean-Jacques Henri Foussard est le vingt troisième des quarante et un qui composent le recueil Temps mort (poèmes du confinement) qui est aussi le doux amer journal du poète pendant le premier confinement. 

Le recueil est disponible chez l’auteur, à Brux, 13 rue du général Rivaud

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SOUVENIRS  DU  VIEUX  POITOU

Poitevin de vieille souche, Narcisse Pascault est originaire de Romagne [région de Civray]. Il est né dans le hameau de Marchauveau, proche de la Millière et de la vallée du Clain. C’est là que s’est écoulée son enfance, à la ferme de ses parents. Pendant de longues années, sa vie d’adulte l’a éloigné de ces lieux tendrement aimés. Il les retrouve changés et s’y sent un étranger. Pour renouer avec le pays qui l’a oublié, il entreprend de faire revivre ce qu’il a été autrefois. C’est ainsi qu’est né Au jardin du passé, un livre plein d’amour pour notre pays. Il a été publié en 1964, aux Éditions du Scorpion. Dans notre monde où tout va si vite, on ne prend pas toujours le temps de s’arrêter, de se souvenir et de faire le point. Cet ouvrage est un havre de paix, de grâce et de poésie. M. B.

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Il n’est sans doute pas aisé de se procurer cet ouvrage aujourd’hui. Cependant, vérifiez s’il ne figure pas sur vos rayonnages, récupéré d’un héritage. Interrogez les bouquinistes de vos environs. Voyez s’il n’est pas proposé en ligne. Il devrait être présent dans toute bonne bibliothèque poitevine, c’est le cas dans celle de Romagne. G. B.

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CHARLES  BERTRAND-GESLIN
VOYAGE Á  POITIERS

Charles Bertrand-Geslin (1796-1863) est un naturaliste nantais. Formé à la géologie auprès d’Alexandre Brongniart au début des années 1820, il se consacre à cette discipline. Très actif dans différentes sociétés savantes, comme font les naturalistes de son époque, il correspond avec nombre de ses paires. Il fait chaque année un voyage d’étude dans les conditions que lui permet sa fortune familiale.
A chacun de ses voyages, il note dans des carnets ses observations géologiques qu’il illustre à l’occasion, de dessins et de coupes. Il note également ses rencontres avec les naturalistes des lieux qu’il visite mais aussi ses impressions des hôtels où il s’arrête, les itinéraires qu’il suit dans ses déplacements. Ces carnets sont aujourd’hui réunis dans les archives du muséum d’histoire naturelle de Nantes auquel il a légué ses collections et ses papiers.

Le 8 7bre 1843 – Excursion à Champagné-Saint-Hilaire

 le 16- 7bre. Nous sommes partis ce matin de Poitiers pour aller au bourg de Gençay à 7 lieues de Poitiers. Dans toute cette route on voit de Poitiers au village des Roches-prè-Marie l’oolite inférieur. A ce village on trouve le calcaire gris dolomisé avec nodules de quartz brun qui se continue jusqu’au bourg de la Ville-Dieu. De là à Gençay terrain d’alluvion reposant sur le calcaire oolitique inférieur qui porte en couches horizontales le château de Gençay. De là à la Verne, terre de M. Mauduy. Calcaire oolitique inférieur percé de trous avec encrinite  /
à 1 h de cette terre, sur la commune de Marnay, entre Gençay et Champagné Saint-Hilaire on exploite dans les brandes de Bois Moran
(Bois Morin) une marne calcaire blanche tertiaire avec nodules et blocs de silex blanc, et d’aragonite /
en allant de Gençay à Champagné Saint-Hilaire on traverse le marais dit de la Fontanille
(Fontenille) dont les bords et le fond sont composés d’un calcaire lacustre blanc jaune compact caverneux, blanc terreux et coloré par l’oxyde de fer avec nodules d’aragonite.
En outre en arrivant à la montagne de Champagné en entrant dans ce village on trouve des mamelons d’aspect euritique
( ?) rouge et vert. Plus haut près de l’église grande masse d’une roche jaune lamellaire qui est traversée par des filons de chaux carbonatée très lamellaire.
Mr Mauduy la roche comme une roche ignée
(?) »

A la fin du carnet parmi noms et adresses notés : Mr Mauduit directeur du musée, rue des Filles St François n° 71. Mr Carré Dr médecin à Poitiers.
il est logé à l’Hotel de France chez Chaboceau ; il y a encore l’hôtel de l’Europe et des Trois pilliers. J’ai vu à Poitiers le docteur Pingaud (Pingault) rue des 3 cheminées n° 10, M Briotet rue du plan de l’étoile n° 6.

On a rectifié ici l’orthographe de quelques mots mais respecté l’absence de ponctuation
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A signaler : LE  HORST – une histoire naturelle et humaine,
sous la direction de Pierre Rossignol, Geste éditions.
On peut se le procurer à la mairie de Champagné-Saint-Hilaire.

Une passionnante étude d’histoire naturelle de notre région, principalement centrée sur Champagne-Saint-Hilaire et sa particularité géologique.