Présentation

L’origine du musée

Le Musée-Expo de Brux a été fondé en 1995 par Danielle HILLAIRET qui a présidé l’Association pour le développement culturel et l’animation du Musée-expo de Brux et a assuré la programmation des événements jusqu’en 2018. Par son dynamisme et son dévouement, elle a pleinement contribué à donner vie à ce lieu unique dans le Civraisien. De nombreux artistes ont ainsi eu la possibilité de présenter leur travail.

Cette réussite a dépassé largement la commune, et le samedi 4 mars 2016, Jean-Michel Clément, député de la Vienne, a remis à Danielle Hillairet la médaille de l’Assemblée nationale en récompense de son engagement sans faille.

Sa fille Laurence HILLAIRET a pris la succession et a assumé le rôle de présidente jusqu’en février 2020, date à laquelle Gilles BÉRAUD, un Brucéen récemment installé dans la commune, a pris la relève.

Le musée est situé au cœur du village, à côté de l’église romane, dans la maison qui était autrefois celle du maréchal-ferrant. Rare institution de ce type dans les alentours, le Musée-Expo propose huit salles d’exposition.

Dans la partie ancienne du bâtiment, au rez-de-chaussée,  le patrimoine de la commune est présenté à travers des photos et des objets de la vie quotidienne, d’hier et d’aujourd’hui. A cette adresse, ceux que le passé de la commune intéresse trouveront une notice sur Brux particulièrement bien documentée.

Atelier de la lingère et vêtements
de la Belle-Epoque

La salle de la lingère dans la cuisine
La salle des mariages

La salle du général Rivaud

À l’étage, une salle est réservée à l’historial du général d’Empire RIVAUD DE LA RAFFINIÈRE.

general rivaud

Olivier Macoux Rivaud de La Raffinière est né à l’Echarpeau, en 1766, commune de Saint-Pierre-d’Exideuil (près de Civray). Marié, il s’installe à Brux dans la propriété dite La Raffinière. Il y meurt le 19 décembre 1839 et est inhumé au cimetière de la Pierre-Levée à Poitiers. Le département de la Vienne honore ce grand soldat : une caserne, un quartier de Poitiers portent le nom du général Rivaud.

Il s’engage dès le début de la Révolution française. Dès lors, il est de tous les combats et monte en grade jusqu’à devenir général. Il contribue aux victoires françaises, notamment à Montebello, Marengo, Austerlitz, Wagram. À Lübeck (1806), il reçoit la capitulation du général Blücher. Gouverneur du duché de Brunswick (1807), baron de La Raffinière et de l’Empire (1808), titré comte par Louis XVIII, il commande, à l’issue de sa dernière campagne, la division militaire de La Rochelle. Après 1815, il est élu député de la Charente-Inférieure, mais se consacre surtout à ses fonctions d’inspecteur général de l’infanterie. Ce glorieux parcours – quarante ans de service, dix-huit campagnes, trente combats, quatorze  blessures – vaudra, à celui qui fut l’un des plus illustres soldats qu’ait produit le Poitou, d’être élevé à la dignité de Grand-croix de la Légion d’honneur et d’avoir son nom inscrit sur l’Arc de triomphe de l’Étoile, également commandeur de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis.

Pour une information plus complète sur le général Rivaud, voir, parmi d’autres, le livre de Hervé du Boisbaudry, Le général Rivaud
Un royaliste à la gloire de Napoléon,
préface de Dimitri Casalis, Editions de
La Lettre Active, 2017, 262p.

Arc de Triomphe de l’Etoile à Paris
(côté sud, 21e colonne)

Les armes de la famille Rivaud .
Capsizun, travail personnel

Ce sont les derniers du nom de Rivaud qui ont crée la Banque Rivaud au début du siècle, grâce au pionnier du caoutchouc Henri Fauconnier. Ce dernier ayant obtenu le prix Goncourt en 1930, avec son livre Malaisie. La Banque Rivaud n’existe plus, elle a été absorbée par le groupe Bolloré.

La collection de papillons

Les combles hébergent de façon permanente une collection exceptionnelle de quinze mille papillons du monde entier.

Papillons d’Ardèche
Papillons de l’Asie du Sud-Est

La galerie et la petite salle

La partie récente, reconstruite sur ce qui étaient les ateliers du maréchal-ferrant, est attenante à la bâtisse plus ancienne. Elle permet de présenter des expositions temporaires. Sculpteurs, peintres, photographes et artisans d’art y trouvent un lieu accueillant pour y exposer et faire connaître leur travail à un public toujours renouvelé et élargi.

Une bibliothèque d’art

Depuis 2019, le musée abrite une collection de livres d’art.

Cette bibliothèque est celle d’une dame qui vivait à L’Isle-Jourdain. Dans sa jeunesse à Paris, elle avait suivi les cours de l’École du Louvre et elle avait gardé le reste de sa vie un intérêt majeur pour les arts plastiques, en particulier pour l’art religieux, en concordance sans doute avec sa propre sensibilité, ce que reflète sa bibliothèque. Mais ce sont au total cent cinquante-deux titres abordant l’art sous ses multiples aspects, peinture, sculpture, architecture, arts décoratifs, de bien des parties du monde et des différents âges de l’humanité. Y sont représentées des collections qui ont fait date dans ce type d’édition comme la collection « Zodiaque », consacrée à l’art roman ; « Les Beaux Pays » chez Arthaud à Grenoble, « Pictura » de Tisné avec ses belles illustrations en couleur hors-texte tout comme celles des livres de l’éditeur suisse Albert Skira ; on trouve aussi plusieurs volumes du bien connu « Univers des formes » imaginé par André Malraux chez Gallimard. Dans sa plus grande partie, cette bibliothèque est en même temps représentative des années cinquante-soixante dans cette catégorie d’édition et aussi par ses auteurs, Louis Réau, Louis Hautecoeur, Émile Mâle, André Grabar et beaucoup d’autres.

À la mort de la dame, cette bibliothèque a été recueillie par le musée-expo dans l’intention d’offrir aux artistes et aux amateurs d’art de nos environs, une documentation, une réserve d’images, un ensemble de références capables de stimuler leur créativité. Ces ouvrages sont à consulter sur place au musée.